Machine infernale
Poème improvisé entre deux courses
C’est drôle sans doute de vouloir l’écrire
Et rien que d’y penser ça me fait sourire
Mais je ne peux garder pour moi ce fait assez connu
Que tu ne peux guère ignorer, toi l’inconnu
Une mère est capable de tant de choses à la fois
Et elle les fait toutes bien, au point d’en rester quoi
A la force de l’habitude, parfois à bout de bras
Elle a des sens invisibles et anticipe les pourquoi
Alors je te vois venir sous tes airs incrédules
Tu doutes, tu ris, bien au chaud dans ta bulle
Mais pendant que tu ajoutes quatre sucres à ton café
Et que tu t’étouffes sans doute, avec ta gorgée de lait
Moi j’ai déjà enchaîné les tâches ingrates une à une
Sans cris, sans rechigner, comme on gravit des dunes
Il y aurait tellement à dire sur ce que ça nous coûte
Quand dans nos pauvres cernes de la fatigue on rajoute
Et pendant que le temps passe
Je m’offre cette pause bien méritée
Je t’écris ce mots pleins d’audace
Qui m’font doucement rigoler
Maintenant je vais te laisser
Toi et tes airs ahuris
J’ai pas finis ma journée
Et je la continuerais sans un bruit
Spéciale dédicace à ces mamans débordées
A ces machines infernales
Quatre bras, six yeux, dix pieds
De tout cœur avec vous, gardez bien le moral
Les mamans sont magiques
Elles sont phénoménales