Le grignotage

Publié le par LisaCréa

Le grignotage

Hello lecteur du dimanche,

Il y a quelques semaines, je t'avais parlé de plusieurs livres que j'étais en train de lire. Notamment le livre intitulé « je mange et je suis bien ». J'ai bien avancé la lecture de ce livre, j'en suis actuellement au chapitre sur le grignotage, chapitre que je trouve très très intéressant donc je me propose de t'en citer une partie.
« Le grignotage, un trouble de l'estime de soi ».

Grignotage ou collation ?
Le grignotage est une prise alimentaire plus ou moins importante qui répond un besoin de tête et n'est pas stimulée par la faim. Rien à voir, donc, avec un repas (une prise alimentaire normalement avec faim), ni même une collation. Consommer un goûter avec faim à 15 heures est une collation, tandis qu'un dîner (poisson, légumes, yaourts et fruit) consommé sans faim à 20 heures s'assimile à du grignotage. Le grignotage peut-être dû à des difficultés à affirmer ses envies, ses besoins. C'est une réponse à une souffrance psychique. Une envie alimentaire sans faim qui apparaît au milieu de l'après-midi et le plus souvent le résultat du besoin de faire une pause, d'un stress ou d'une angoisse.

« Le grignotage : la conséquence d'un manque d'estime de soi »
« C'est parce que je suis grosse que je me sens nulle. Et comme je me sens nulle, je mange ! »

Ce n'est pas parce qu'on se trouve « gros » que l'on mange (sauf dans le cas de l'aliment punition ou de la règle « foutu pour foutu »), mais plutôt parce que l'on souffre d'un manque d'estime de soi : la tête exprime le besoin de s'oublier et, donc, de grossir. Ensuite vient un paragraphe sur les différentes sources de la souffrance qu'elle soit familiales, amicales, contexte ou ambiance de vie.
Ces différentes raisons expliquent en grande partie la perte d'estime de soi.
« J'évite d'être moi, parce que "moi" n'est pas assez bien pour être aimé. » Dès lors, les qualités et les défauts de son être lui apparaissent comme des faiblesses à cacher à tout prix, sous peine d'être rejetée. Cette négation de son être passe nécessairement par la négation de ses émotions.
« Je n'ai pas le droit d'être en colère. Si je lui dis, il va voir que je ne suis pas d'accord avec lui. Et il doit avoir raison : après tout, c'est moi qui suis trop exigeant ! » Nier ses exigences, c'est nier les besoins indispensables à son équilibre est à son harmonie intérieure. Pour ne pas sentir la souffrance induite par ses carences d'amour de soi, d'affection et de reconnaissance de son être, pour oublier, en somme, on mange.
Le manque d'estime de soi a le plus souvent pour effet secondaire le manque d'affirmation de soi : « je ne sais pas dire non" ou "je n'ose pas dire ». Pourquoi ? « Parce que si je dis non, j'ai peur qu'on me rejette », ou "parce que les autres savent mieux que moi ». C'est personnes qui disent « oui », subissant une situation sans jouir du plaisir apporté, sont en général peu reconnues dans leur entourage. Dans le monde professionnel, par exemple, plus une personne est volontaire, plus on lui donne du travail, plus son moral baisse est moins elle arrive à gérer cette situation qui la dépasse.
Cette personne ne sera pas plus estimée pour autant par son entourage.

Pourtant, une personne qui répond « non, je ne peux pas m'en occuper pour le moment, j'ai des priorités » donne un gage de sérieux et d'efficacité, inspirant, paradoxalement, confiance à ses collaborateurs. Le jour où cette individu dira oui, on lui sera beaucoup plus reconnaissant, sachant qu'il peut dire non.
L'environnement s' habitue au oui. Le jour où la réponse devient « je suis désolé, mais aujourd'hui je ne peux pas », l'interlocuteur peut être surpris, ou même avoir une réaction très négative, mais celle-ci ne tardera pas à se muer en respect une fois la surprise passée.
Un oui qui aurait dû être un nom à des conséquences douloureuses : le sentiment de subir la situation, la transformation du plaisir en contrainte, le manque de reconnaissance de sa propre existence, le débordement professionnel, le sentiment d'être dans une impasse, un manque de confiance en soi accru et, pour tenir le coup, la prise régulière de calmants alimentaires !

À force d'éviter d'être rongé par les remords d'avoir osé dire non, de contourner la peur de ne pas être aimé, certains déplacent leur culpabilité sur l'alimentation : ils mangent sans faim, juste pour se calmer et se donner du courage afin d'affronter la situation.

Oser s'affirmer, c'est dire oui ou non en fonction de ses envies, de ses plaisirs et de ses possibilités. L'apprentissage de l'affirmation de soi apporte non seulement un apaisement et un bien-être de vie, mais sert également à faire du tri dans l'entourage. Ainsi, j'ai souvent entendu mes patients se plaindre que leur entourage profiter de leur oui : il y en aura toujours pour abuser de votre fausse générosité !
Savoir dire non c'est affirmer son existence et construire une intériorité équilibrée.

À force de ne pas oser être soi, de nier et son existence, la Tête souffre. On mange alors pour la calmer, ce qui entraîne une carence de l'estime de soi, comblée par un excès alimentaire.

Alors que faire ?

Si vous vous enfoncez une punaise dans le pied, la douleur vous préviendra d'un danger potentiel : en prenant conscience qu'un corps étranger s'est logé dans votre talon, vous adapterez votre comportement au problème et enlèverez la punaise, À fin d'éviter l'inflammation, voir le développement de la gangrène. Les émotions, comparable aux douleurs physiques, sont à traiter de la même manière. Il suffit d'apprendre à les accepter et s'autoriser à ressentir.

Car la tête voit la douleur sans la ressentir. Elle est sous anesthésie sportive ! Les larmes coulent avec une idée, un sentiment de rage et de tristesse tout à fait modérée. Les pensées s'enchaînent alors, associant des sentiments plus doux.
La peur, la tristesse, la honte, la colère sont autant de signaux qui préviennent ou qui signalent un trouble psychique.

Les pleurs et les cris ou toute autre expression émotionnelle ont pour fonction de soulager. C'est une "vidange émotionnelle" naturelle. Le stress ressenti s'en ira spontanément. La tête s'apaise et indique peu à peu le chemin à suivre pour accéder à un mieux-être.

Le simple fait de « voir » ses émotions sans les ressentir de plein fouet permet un travail sur soi indispensable à son mieux-être. Progressivement, la relation alimentaire va s'apaiser et les aliments ainsi désinvestis de leur fonction d'antidépresseur, retourner à leur juste place : il redeviendront source de plaisir, de saveurs.

Dénuées de valeurs positives ou négatives, les émotions sont normal est indispensable. En agitant le corps et les pensées, et garantissent notre équilibre psychique. Les éviter le soulage temporairement. À moyen et long terme, cet évitement menace la tête de gangrène, ni plus ni moins !

Voilà je trouve vraiment ce chapitre très intéressant et jusqu'à présent j'ai plutôt été agréablement surprise par ce livre que je vous recommande.

Bon dimanche et à plus tard pour l'image du jour 😊

Lisa

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